Beni : Les journalistes de la Radio Télévision Muungano de Beni (RTMB) bloqués dans la rédaction et traumatisés par la présence de miliciens Mai Mai lors de l’attaque de Beni ce 22 juin (Jacques Kinkuni, Directeur de la RTMB)

Les médias en particulier en zone rurale et en zone de conflit sont devenus des cibles pour les belligérants et quiconque souhaitent en découdre avec un groupe concurrent.  Depuis le début de ce mois de juin, les journalistes de 4 radios communautaires viennent de vivre des expériences traumatisantes (Radio Mutanga au Sud-Kivu et la Radio Francophone des Grands Lacs dans le Tanganyika). Aujourd’hui, jeudi 22 juin 2017, c’est le tour de la Radio Télévision Muungano de Beni (RTMB) d’être assiégée par des hommes, appartenant vraisemblablement aux milices Mai Mai, armés de AK47 et munitions de guerre pendant les combats entre miliciens Mai Mai et les FARDC. Pendant plus de deux heures, journalistes, techniciens et autres membres de la radio,  en pleins préparatifs de la première édition du journal parlé du matin, ont été empeché de travailler par les assaillants. Le Directeur de la radio Télévision Muungano de Beni (RTMB) Jacques Kikuni pour plus des détails :

 

Extrait sonore de la radio Muungano
Télécharger ce fichier

Lire

Shabunda : Le chef d’escale de l’agence de fret « la confiance » arrêté et relâché pour avoir refusé le transfèrement d’un détenu militaire considéré comme redoutable par la justice militaire (Papy Mulingati/Radio Mutanga)

L’inspecteur de l’auditorat militaire de Shabunda a ordonné le mercredi 14 juin 2017 l’arrestation du chef d’escale de l’agence de fret aérien  »la confiance ». L’auditeur militaire l’accuse de complicité avec un pilote qui a refusé le transfèrement d’un prisonnier qualifié de redoutable dans son avion. Le chef d’escale monsieur Moka a plaidé non coupable. Selon nos sources, Il a a payé une somme de 100 milles francs congolais et a été relâché 48 heures après son arrestation.  (Papy Mulingati/Radio Mutanga)

Reportage de la radio Mutanga

Télécharger ce fichier

Lire

Sud-Kivu : Une station de radio assiégée et des journalistes bloqués pendant des heures par des militaires. (JED)

Journaliste en danger (JED) est extrêmement indignée par l’incursion d’un groupe d’éléments des Forces Armées de la RD Congo (FARDC), lourdement armés, qui ont encerclé la Radio Mutanga FM, station communautaire émettant à Shabunda, une cité située à 345 Km de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (Est de la RD Congo), et enfermé, pendant des  heures, les journalistes dans les locaux de ce média.
 
Selon les informations concordantes recueillies par JED et confirmées par le responsable de cette station,  la Radio Mutanga FM a été contrainte d’interrompre brusquement ses émissions, le lundi 12 juin 2017 pendant deux heures, suite à l’occupation de ses installations par plusieurs éléments des FARDC, venus pour arrêter le président local de la société civile qui intervenait en direct au cours d’une émission intitulée « Société civile congolaise ».
 
Cette incursion fait suite à la diffusion d’une émission  consacrée, notamment à la situation sécuritaire dans la cité de Shabunda. En effet, le président local de la société civile dénonçait l’évasion spectaculaire du cachot du parquet de Shabunda d’un voleur en complicité, selon lui, avec des agents de sécurité. Les militaires ont brusquement débarqué à la radio à bord de leurs véhicules dans le but de procéder à l’arrestation du président de la société civile. Après avoir barricadé toutes les voies d’entrées et de sorties de cette station de radio, ils ont intimé l’ordre aux journalistes d’interrompre toutes les émissions. Les journalistes trouvés sur place ont été interdits de quitter les lieux ou de passer des appels.   
 
Contacté par JED,  un journaliste de cette station de radio a témoigné que : « Nous étions enfermé dans les locaux de la radio de 18 h à 20 h30’. Pendant tout ce temps, les militaires des FARDC ont confisqué nos téléphones et nos dictaphones dans le but de nous empêcher de contacter nos proches se trouvant en dehors de nos installations, de les prendre en image et de ne pas enregistrer leurs menaces. Nos outils de travail nous ont été restitués peu avant de quitter nos installations. Avant de partir, ces militaires des FARDC nous ont proféré des menaces en nous promettant de venir saccager nos équipements au cas où nous parlons en mal d’eux. Ils n’ont pas pu mettre la main sur le président de la société qui se cachait dans nos installations ».  
 
Journaliste en danger (JED) dénonce et proteste énergiquement contre cette énième attaque des installations d’un média par des hommes armés qui agissent en toute impunité. Cela témoigne  d’un climat d’insécurité généralisée dans lequel travaillent les journalistes et les médias dans l’Est de la RD Congo.

Kalemie : Une station de radio pillée par des hommes en armes. (JED)

Journaliste en danger (JED) condamne fermement l’attaque armée contre les installations de la Radio Francophone des Grands Lacs, station émettant à Kalemie, chef-lieu de la province de Tanganyika (Sud-est de la RD Congo).

Selon les informations parvenues à JED, la Radio Francophone des Grands Lacs a été prise d’assaut, le dimanche 11 juin 2017 vers 4 heures, par un groupe d’hommes armés, non autrement identifiés, qui ont saccagé un émetteur de 250 Watts ainsi que d’autres matériels de travail de ce média.

Les installations de la Radio Francophone des Grands Lacs, l’une des stations de radio les plus écoutées dans la nouvelle province de Tanganyika, ont été la cible d’attaque d’hommes armés qui ont forcé les portes et fenêtres de ce média en réussissant à s’introduire dans le studio et dans la régie. N’y trouvant aucun journaliste et technicien, ces hommes armés ont débranché et déboulonné les équipements de transmission d’information, notamment un émetteur de 250 Watts, des microphones, un ordinateur et autres matériels de travail qu’ils ont emporté.

Contacté par JED, Victoire Bitulu, Rédacteur en chef de ce média a déploré cette attaque en indiquant que le bureau de la police se trouve juste derrière le siège de la Radio Francophone des Grands Lacs. « Une enquête est en train de se faire au niveau de la police pour dénicher ces hommes armés qui sont entré par effraction dans nos installations. Avec cet émetteur de 250 Watts, on parvenait à émettre sur une longue distance. Après cette attaque armée, nous sommes contraints d’utiliser un émetteur de secours à faible puissance et nous sommes dans l’incapacité d’assurer une couverture totale », a ajouté le responsable de cette station de radio.

Journaliste en danger (JED) dénonce vigoureusement cette attaque ciblée d’un média et demande à la police de tout mettre en œuvre pour en retrouver les auteurs.

Sud-Kivu : Une station de radio attaquée par des hommes armés

Journaliste en danger (JED) condamne vigoureusement l’attaque, par des hommes à mains armées, non autrement identifiés, dont a été l’objet la Radio Tuungane de Minembwe, unique station communautaire émettant à Minembwe, un village situé à plus de 100 Km de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (Est de la RD Congo).   
 
Selon les informations parvenues à JED, des hommes armés en tenue civile ont attaqué, le dimanche 21 mai 2017 vers 3 heures, la station de Radio Tuungane de Minembwe après avoir neutralisé la garde commise à la sécurité de ce média. Ces assaillants ont emporté les matériels de cette station de radio qui émet dans les hauts plateaux de Minembwe, composés notamment des ordinateurs d’archivage et montage des émissions ; un routeur de connexion Wifi, des imprimantes, le modem et des enregistreurs.      
 
Contacté par JED, Célestin Porama, directeur de programmes de la Radio Tuungane de Minembwe a déclaré : « Depuis cette attaque, notre station de radio fonctionne difficilement. Tous nos matériels informatiques ont été emportés par ces hommes armés. Les journalistes travaillent sans la connexion internet et sont incapables de faire le montage numérique de leurs émissions et reportages ».   
 
Journaliste en danger (JED) demande instamment à la police locale de mener une enquête exhaustive afin d’arrêter les responsables de cette attaque.
 
Pour JED, cet incident est révélateur du climat très instable dans lequel les médias et les journalistes travaillent dans la province du Sud-Kivu.

Kalemie : Les députés provinciaux exigent le départ du président de leur bureau suite à une mauvaise gouvernance. (Jacques Furahisha/Radio Kaoze)

A l’assemblée provinciale de Tanganyika, le torchon brule entre le bureau de cette chambre et les autres députés provinciaux. Dans une motion initiée par l’honorable Mugannza Kayumba, le président du bureau s’illustre par la rétention sur les émoluments destinés à chaque député sans une raison valable. Ainsi, dans une motion incidentielle déposée lundi 05 juin 2017,  l’auteur de ladite motion exige carrément le départ du président de leur chambre. Cet avis n’est pas du gout des autres membres du bureau.

[/audio

Reportage de la radio Kaoze

Télécharger ce fichier

Lire

Presse café : « la sécurité des journalistes du Nord-Kivu en période préélectorale : Etat de lieu, défis et perspectives ». (Coracon et Internews)

« La liberté de la presse doit être garantie et respectée de tous dans la province du Nord-Kivu. » Il s’agit là d’une des recommandations sorties d’un café de presse à Goma, le 3 mai dernier. Ce café de presse a été organisé par Coracon(collectif des radios associative et communautaires) avec l’appui d’Internews. Le theme de l’activité a porté sur la sécurité des journalistes en periode electorale dans la province du Nord Kivu. Ce presse café, qui s’inscrivait dans le cadre de la commemoration de la journée internationale de liberté de la presse, a permis aux participants de faire un état de lieu sur le travail des professionnels de medias, à relever les défis et faire des projections pour un climat de travail serin pour les journalistes du Nord Kivu.

 

Panelistes :
1.Rosalie Zawadi, Membres UNPC-Nord-Kivu
2.Edgar Maungu, Conseiller au ministre provincial de la communication
3.Major Guillaume Ndjike, Porte parole de la 34 région militaire FARDC

Lire

Presse café : « La participation de la femme au processus décisionnel public ». (Internews et Afem)

Les femmes congolaises sont faiblement représentées dans tous les postes et institutions non seulement électives mais nominatives de la République. La femme est quasiment absente des processus de décision publique. C’est dans ce cadre qu’il faut situer le café de presse du mardi 02 mai 2017 organisé dans le Media Training and Resource Center de Bukavu. Avec pour thématique « la participation de la femme au processus décisionnel public« , ce débat radio vise à permettre aux différents participants non seulement de définir les discriminations qui freinent la femme pour faire entendre sa voix mais surtout à proposer des pistes de solution pour que sa compétence soit mise au service de l’Etat et de la communauté.

Télécharger ce fichier

Panelistes :

  1. Mme Solange Lwashiga, Porte parole du mouvement non sans la femme
  2. Mme Justine Nanvura, Conseillère au ministère provincial du genre
  3. Mme Josée Emina, Présidente fédéral du parti politique UDPS/Sud-Kivu
  4. Mme Solange Lusiku, Editrice du journal « le souverain libre »
  5. Mme Esperance Mawazo, Observatoire de la Parité (Société civile)
Lire

Beni : Les médecins observent pendant 3 jours un recueillement en mémoire de leurs collègues assassinés au Kasaï et au Sud-Kivu. (Richard Kirimba)

Pendant 3 jours, soit du jeudi 04 au samedi 05 mai 2017, les médecins de la ville de Beni sont appelés à observer au lieu de travail trois jours de recueillement en mémoire de leurs collègues tués au Kasaï et au Sud-Kivu.  Selon le docteur Esaü Nzala, président de la cellule de l’ordre des médecins-Beni,  il ne s’agit pas d’une grève mais plutôt d’une façon d’exprimer leur solidarité à l’égard de leurs collègues victimes d’actes d’intolérance. Au cours d’une interview accordée à la radio Moto Oicha, le docteur Esau Nzala affirme que ce mouvement a pour but d’interpeller les autorités sur la situation sécuritaire des médecins.

Reportage de la radio Moto oicha
Télécharger ce fichier

Lire

Equateur : Des religieuses de la congrégation de soeurs de Lisungi sont contre le travail des enfants à Mbandaka. (Annie Booto)

La place de l’enfant et son avenir se trouve à l’école ! C’est en ces termes que sœur Amina Mbota de la congrégation de sœurs  »Lisungi » à Mbandaka fustige le travail des enfants et rappelle aux parents d’envoyer plutôt leurs enfants à l’école. Selon cette religieuse de plus en plus d’enfants font des petits boulots dans les rues et ménages de Mbandaka. Certains sont remarqués aux petites heures du matin en train de faire du petit commerce et d’autres des travaux ménagers dans des familles nanties de la place. Pour Sœur Amina Mbote cette situation viole non seulement la convention relative aux droits de l’enfant mais également la loi portant protection de l’enfant en RDC. (Reportage de Annie BOOTO/Radio Mwinda).

Reportage de la radio Mwinda
Télécharger ce fichier

Lire