Kananga : Sur 54 journalistes reconnus par l’UNPC, il n’y a que 9 femmes. (Elysée Lusamba)

A l’approche de la journée internationale de la liberté de la presse célébrée le 03 mai de chaque année, les femmes des médias dénoncent la faible représentativité des femmes aux postes de décision et le nombre reduit des femmes dans les médias à Kananga.   Sur 54 journalistes reconnus par l’Union nationale de Presse du Congo (UNPC) à Kananga, on ne compte que 9 femmes. Dans la dizaine de médias établie dans la province, seule une entreprise médiatique est dirigée par une femme. Selon elles, les managers de médias ne tiennent pas compte des compétences pour les promotions ou embauches dans les structures de presse de cette province. Pour la directrice provinciale de l’Union Congolaise des femmes de Media (UCOFEM), Dauphine Malu, il s’agit d’une injustice liée à certaines pesanteurs culturelles. Pour le directeur de la Radio Kasaï Horizon, Edouard Diyo, la faute revient aux femmes elles-mêmes qui ne s’impliquent pas assez dans ce métier. (Elysée Lusamba/Radio Diku Dietu)

Reportage de la radio Diku Dietu
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Irène Mbombo, présidente de l’Ucofem-Kananga : « l’Ucofem est une structure à grande notoriété grâce aux activités de terrain et sensibilisation ».

L’absence d’une école de qualité en communication et en journalisme à Kananga freine la promotion du travail des femmes journalistes. Cette déclaration est de madame Irène Mbombo présidente de l’Ucofem Kasaï Centrale lors d’une interview tenue le vendredi 10 mars 2017. Selon la présidente de l’Ucofem et journaliste de son état, les conditions de travail ne contribuent pas à la visibilité de la femme dans les médias, malgré les avancées significatives enregistrées ces dernières années. Cependant, Irène Mbombo reconnait que sa structure a une grande notoriété sur l’ensemble de la province  grâce à la détermination des femmes  en ce qui concerne la sensibilisation et le travail de terrain.

 

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Patience Ngalula, directrice de la radio Sozer dans le Kasaï Central, « Etre mariée n’est pas une excuse pour abandonner le travail de journaliste ».

La plupart des femmes de médias du Kasaï centrale travaillent sans contrat. Cette situation ne favorise pas leur épanouissement. Dans un entretien à cœur ouvert du vendredi 10 mars 2017, Patience Ngalula, directrice de la radio télévision Sozer émettant à Kananga, observe de plus en plus un désintéressement de la part de ces femmes des médias qui ne trouvent plus leur compte et qui déplorent également le harcèlement de la part de leurs collègues. En ce mois de mars dédié à la femme, Patience Ngalula appelle ses consœurs à  ne pas se décourager et opter pour la méritocratie.

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